Chronologie de la France Libre​

Découvrez la chronologie de la France Libre de juin 1940 à septembre 1945 :

1940

18 juin
Le général de Gaulle lance son premier appel à la radio de Londres.

20 juin
Quatre navires marchands (Anadyr, Rhin, Forbin, Capo Olmo) rallient Gibraltar pour continuer le combat.

24 juin
De Gaulle condamne l’armistice signé par le maréchal Pétain avec l’Allemagne (23 juin).

27 juin
Le sous-marin Narval (capitaine de corvette François Drogou) est le premier bâtiment de guerre à répondre à l’Appel.

28 juin
Winston Churchill, Premier ministre britannique, reconnaît de Gaulle comme «chef de tous les Français libres, où qu’ils se trouvent, qui se rallient à lui pour la défense de la cause alliée».

29 juin
Mission du sous-marin Rubis (capitaine de frégate Georges Cabanier) sur les côtes de Norvège.

30 juin
L’amiral Muselier rallie la France Libre et crée les Forces navales françaises libres (FNFL); il assure à titre provisoire le commandement des Forces aériennes françaises libres (FAFL). Une centaine de bateaux de pêche (dont la quasi totalité des bateaux de Sein) sont arrivés en Grande-Bretagne. Le même jour, quatre aviateurs français (Jacques de Vendeuvre, Bertrand du Plessis, Jean-Pierre Berger, Robert Weill) quittent l’Afrique du nord pour rallier Gibraltar ; ils sont abattus par la DCA espagnole.

1er juillet
Le capitaine André Dewavrin (Passy) est nommé chef des services secrets (2e et 3e Bureaux) de la France Libre.

8 juillet
De Gaulle condamne la «canonnade fratricide» de Mers el-Kebir (3 juillet).

9 juillet
Sur proposition de l’amiral Muselier, la croix de Lorraine devient le signe de ralliement de l’ensemble des FFL, chaque arme l’utilisant dans son insigne.

14 juillet
De Gaulle passe en revue à Londres un détachement des Forces françaises libres.

17 juillet
Jacques Mansion, premier envoyé de la France Libre en France occupée.

21 juillet
Le commandant Lorotte met sur pied en Egypte le premier bataillon français libre (1er BIM), avec des éléments venus de Chypre et du Liban. Le capitaine Roques prend part au premier bombardement de la RAF sur la Ruhr.

22 juillet
Le gouverneur Henri Sautot rallie les Nouvelles-Hébrides à la France Libre.

23 juillet
De Gaulle salue l’exploit des aviateurs français libres qui ont pris part à un bombardement du territoire allemand.

24 juillet
De Gaulle installe le QG de la France Libre au 4, Carlton Gardens, à Londres.

25 juillet
Premières interventions des bombardiers français libres en Ethiopie et en Erythrée.

29 juillet
Le colonel Magrin-Vernerey (Monclar) et la 13e demi-brigade de Légion étrangère rallient la France Libre. A la fin du mois, les effectifs totaux de la France Libre s’élèvent à 7.000 hommes (dont une majorité de marins).

2 août
De Gaulle est condamné à mort par le tribunal militaire permanent de Clermont-Ferrand pour «atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat et désertion à l’étranger en temps de guerre».

3 août
Maurice Duclos (Saint-Jacques) envoyé en France.7 aoûtDe Gaulle signe un accord avec le gouvernement britannique consacrant la reconnaissance de la France Libre par la Grande-Bretagne et définissant les règles qui régiront leurs rapports.

12 août
Pleven, Leclerc, Boislambert à Lagos (Nigeria) pour préparer le ralliement du Tchad ; ils sont rejoints quelques jours plus tard par le colonel de Larminat et le commandant Colonna d’Ornano.

13 août
Hitler déclenche la bataille d’Angleterre (opération Adlertag).

14 août
Gilbert Renault (Rémy) quitte l’Angleterre pour la France.

26 août
Le gouverneur Félix Eboué rallie le Tchad à la France Libre.

27 août
Leclerc rallie le Cameroun à la France Libre.

28 août
Larminat rallie le Congo à la France Libre.

29 août
De Gaulle tire les leçons des «Trois Glorieuses» d’Afrique noire: «Dans cette guerre mondiale et totale, dans cette guerre où tout compte, l’Empire français est un faisceau de forces capital».

31 août
De Gaulle quitte Londres à bord du Westernland pour Dakar. Le même jour, le général Catroux, gouverneur général de l’Indochine, limogé par Vichy, arrive à Londres. En août : envoi en Afrique du Nord et en France occupée de plusieurs agents secrets de la France Libre.

2 septembre
Les Etablissements français de l’Océanie se rallient à la France Libre.

5 septembre
Début à la BBC de l’émission «Les Français parlent aux Français».

7 septembre
Le gouverneur Bonvin rallie les Etablissements français de l’Inde à la France Libre.

9 septembre
Les personnels de la Force X à Alexandrie organisent des opérations punitives contre les partisans de la France Libre (parmi lesquels d’Estienne d’Orves, Auboyneau, Patou…).

17 septembre
La bataille d’Angleterre proprement dite s’achève par une victoire anglaise. Cependant Hitler renonce à conquérir l’Angleterre, non à bombarder son territoire (une dizaine de pilotes français libres prendront part à la défense des Îles britanniques jusqu’au printemps 1941).

19 septembre
Le gouverneur Sautot rallie la Nouvelle-Calédonie à la France Libre.

22 septembre
Les Japonais débarquent à Haiphong (Tonkin). L’amiral Decoux, gouverneur (vichyste) de l’Indochine, signe un accord permettant le stationnement des troupes japonaises. Débuts de la Résistance en Indochine.

23-24 septembre
Echec de l’opération Menace (ralliement de Dakar et de l’AOF).

7 octobre
Création du réseau Alliance (Loustaunau-Lacau, Marie-Madeleine Méric) en zone Sud.

8 octobre
De Gaulle arrive à Douala (Cameroun).

13 octobre
De Gaulle à Fort-Lamy (Tchad).

22 octobre
Constitution d’une Brigade française libre d’Orient (BFO), mise à la disposition des Anglais en Afrique orientale, aux ordres du colonel Monclar.

23 octobre
De Gaulle à Bangui (Oubangui-Chari).

24 octobre
De Gaulle à Brazzaville (Congo).

27 octobre
Dans un manifeste lancé de Brazzaville, de Gaulle annonce la création du Conseil de défense de l’Empire (ordonnance n° 1): «Il faut qu’un pouvoir nouveau assume la charge de diriger l’effort français dans la guerre.» Leclerc et Kœnig lancent l’opération contre le Gabon. En octobre: mise sur pied des premiers bataillons de marche noirs : BM1 (Congo), BM2 (Oubangui-Chari), BM3 (Tchad), BM4 (Cameroun).

2 novembre
Jean Moulin, préfet de Chartres, est révoqué par Vichy.

7 novembre
Le patrouilleur Poulmic saute sur une mine devant Plymouth (1re perte FNFL).

8 novembre
Engagement devant Libreville (Gabon) entre l’aviso Savorgnan de Brazza et l’aviso vichyste Bougainville. Réarmé en transport de troupes, le paquebot Île-de-France entre en service à Singapour.

9 novembre
Les colonels Leclerc et Kœnig et le lieutenant-colonel Parant rallient le Gabon à la France Libre. L’AEF est désormais ralliée tout entière.

10 novembre
André Parant, gouverneur du Gabon.

16 novembre
De Gaulle promulgue une Déclaration organique de la France Libre, condamnant le «pseudo-Etat de Vichy» et organisant le «nouveau pouvoir français» sur la base de la législation antérieure au 23 juin 1940. Création de l’Ordre national de la Libération (ordonnance n° 7), dont le premier chancelier est le capitaine de vaisseau Georges Thierry d’Argenlieu.

17 novembre
De Gaulle regagne l’Angleterre.

26 novembre
Rémy met sur pied la Confrérie Notre-Dame (CND).

29 novembre
De Gaulle à la BBC: «Nous avons en ce moment 35.000 hommes sous les armes».

9 décembre
Les premières troupes FFL (1er BIM) entrent en ligne à Sidi Barrani (Libye) dans le cadre de l’opération Compass.

13 décembre
Première émission de la station française libre Radio-Brazzaville.

15 décembre
Le sous-marin Narval disparaît au large de la Tunisie.

16 décembre
De Gaulle à la BBC : «Le canon de Sidi Barrani, en faisant tressaillir d’espoir la patrie écrasée, a mis au comble du désarroi les collaborateurs de l’ennemi.».

24 décembre
Le capitaine de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves débarque en Bretagne.

31 décembre
De Gaulle appelle les Français à observer une «heure d’espérance» le 1er janvier.

1941

1er janvier
Arrestation de l’amiral Muselier par les Britanniques (libéré le 8, à la suite de l’intervention de De Gaulle).

11 janvier
Raid du colonel Jean Colonna d’Ornano sur Mourzouk (Libye).

16 janvier
René Pleven est chargé des relations avec l’Empire.

19 janvier
Un décret règle l’organisation de l’Ordre de la Libération (un conseil de cinq membres, présidé par de Gaulle). Début de l’offensive anglaise contre l’Afrique orientale italienne (Éthiopie, Érythrée).

22 janvier
Le BIM et des chasseurs FAFL prennent part à l’opération contre Bardia et Tobrouk (Libye): « L’empire italien s’écroule sous les coups de nos alliés britanniques aidés par des troupes françaises » (de Gaulle à la BBC, 31 janvier). En France, arrestation de D’Estienne d’Orves.

27 janvier
Leclerc quitte Faya-Largeau (Nord tchadien) pour attaquer l’oasis italienne de Koufra (Libye), avec l’appui des FAFL.

7 février
Le BIM participe à l’assaut contre Benghazi (Libye).

10 février
Leclerc regagne Faya-Largeau, après avoir reconnu les environs de Koufra.

12 février
L’Afrikakorps débarque à Tripoli (Libye).

14 février
Le BM3 de Garbay s’empare du fort italien de Kub-Kub (Érythrée).

17 février
Leclerc repart pour Koufra.

20 février
Le BFO arrive par mer à Souakin (Soudan).

24 février
Le contre-torpilleur Léopard endommage un U-Boot dans l’Atlantique (première victoire des FNFL contre la Kriegsmarine). De Gaulle écrit à Weygand pour lui demander de reprendre le combat.

1er mars
La colonne Leclerc s’empare de l’oasis italienne de Koufra (Libye), avec l’appui de la formation FAFL qui deviendra le groupe Bretagne. « Vous venez de prouver à l’ennemi qu’il n’en a pas fini avec l’armée française » (de Gaulle à Leclerc, 3 mars). Leclerc fait serment de combattre jusqu’à la libération de Strasbourg.

9 mars
Le Congrès des États-Unis vote la loi prêt-bail: « Du point de vue moral, cette décision signifie que l’Amérique a pris ouvertement parti. (…) Du point de vue matériel, le concours illimité de l’Amérique apporte à nos alliés et aux Français libres la certitude d’une supériorité croissante et implacable des moyens » (de Gaulle à la BBC, 12 mars).

11 mars
Le Chasseur 41, en escorte en Manche, abat un bombardier allemand. Mort au combat du sous-lieutenant des FAFL Henry Bouquillard, héros de la bataille d’Angleterre.

14 mars
De Gaulle quitte l’Angleterre pour un voyage de cinq mois et demi en Afrique noire et au Moyen-Orient.

15 mars
Mort accidentelle du lieutenant-colonel André Parant, gouverneur du Gabon.

16 mars
Mission « Savannah » première opération de parachutistes français en France occupée, à Elven (Morbihan).

17 mars
Rémy organise la Confrérie Notre-Dame (CND) et établit sa première liaison radio avec Londres.

19 mars
La France Libre et l’Angleterre signent un accord financier et monétaire.

22 mars
De Gaulle à Fort-Lamy (Tchad).

27 mars
Les FFL s’emparent de Keren (Éthiopie). « Jamais dans leur histoire les Français n’ont combattu avec plus d’élan » (de Gaulle au Caire, 2 avril).

28 mars
De Gaulle inspecte les troupes françaises libres à Khartoum (Soudan).

29 mars
Le colonel Martial Valin arrive à Londres.

1er avril
De Gaulle s’entretient au Caire avec le général Wavell, commandant en chef britannique au Moyen-Orient. Premier numéro de La Voix du Nord, à Lille.

5 avril
Le Bataillon du Pacifique quitte Nouméa pour le Moyen-Orient.

8 avril
La 1re BFO entre à Asmara et s’empare de Massaouah (Erythrée).

11 avril
Mise sur pied de la 1ère Division légère française libre (1re DLFL).

16 avril
De Gaulle à Brazzaville (Congo).

26 avril
De Gaulle à Fort-Lamy (Tchad).

27 avril
De Gaulle à Bangui (Oubangui-Chari).

En avril
Legentilhomme met sur pied à Qastina (Palestine) le noyau de la 1re DFL.

5 mai
Remise aux FNFL de la corvette Mimosa, première d’une série de 9 corvettes, dont la livraison s’étalera jusqu’au 23 mai 1942. Ces corvettes prendront part à la bataille de l’Atlantique, où elles couleront 3 U-Boote.

6 mai
De Gaulle à Douala (Cameroun).

8 mai
De Gaulle à Libreville (Gabon).

10 mai
A la radio de Brazzaville, de Gaulle demande aux Français d’observer une heure de silence le lendemain, fête de Jeanne d’Arc.

14 mai
Premières victoires des FAFL en Libye et en Éthiopie.

17 mai
Les troupes FFL du Moyen-Orient, d’Afrique orientale et d’Afrique équatoriale se rassemblent à Qastina ; elles seront inspectées par de Gaulle le 26.

18 mai
A propos des accords par lesquels les autorités de Vichy autorisent les forces de l’Axe à utiliser les bases françaises du Levant (dits «protocoles de Paris»), de Gaulle déclare à la radio de Brazzaville: «J’affirme que le devoir consiste dans la révolte vis-à-vis des traîtres qui livrent l’Empire après avoir livré la patrie».

20 mai
De Gaulle ordonne à Catroux de préparer la marche sur Damas. Le lieutenant-colonel Philibert Collet, chef du régiment tcherkesse, se rallie à la France Libre.

24 mai
De Gaulle au Caire.

26 mai
D’Estienne d’Orves condamné à mort par la cour martiale allemande de Paris.

8 juin
Début de l’intervention franco-anglaise en Syrie et au Liban (opération Exporter). Le général Catroux proclame l’indépendance des deux mandats confiés par la SDN à la France.

13 juin
De Gaulle à Jérusalem.

17 juin
De Gaulle au Caire. Mort du lieutenant-colonel René Génin, chef d’une brigade de la DLFL.

18 juin
De Gaulle déclare que la guerre du Levant est «une des plus horribles réussites d’Hitler».

21 juin
La 1re DLFL entre à Damas, après deux semaines de combats meurtriers.

22 juin
L’Allemagne attaque l’URSS (opération Barbarossa). Le 24, de Gaulle déclare: «Sans accepter de discuter actuellement des vices et même des crimes du régime soviétique, nous devons proclamer, comme Churchill, que nous sommes très franchement avec les Russes, puisqu’ils combattent les Allemands.». Mort du capitaine de corvette Robert Détroyat, commandant le 1er BFM, balle dans le dos par un officier vichyste qu’il venait de faire prisonnier.

23 juin
De Gaulle à Damas.

24 juin
Catroux est nommé délégué général et plénipotentiaire de la France Libre au Levant.

28 juin
De Gaulle au Caire.

6 juillet
Le colonel Valin est nommé commandant en chef des Forces aériennes françaises libres (FAFL) ; il sera nommé général en juillet et commissaire à l’Air en septembre.

7 juillet
Les FFL et les troupes anglaises entrent à Beyrouth.

10 juillet
De Gaulle à Brazzaville.

12 juillet
Cessation officielle des hostilités en Syrie.

14 juillet
L’accord anglo-vichyste de Saint-Jean-d’Acre est rejeté par Conseil de défense de l’Empire.

20 juillet
De Gaulle au Caire pour y signer un contre-accord avec le ministre d’Etat britannique Oliver Lyttelton.

23 juillet
Vichy permet au Japon de prendre l’Indochine sous sa protection militaire: «Barrer aux Français la route de Damas et ouvrir aux Japonais celle de Saïgon, c’est cela, suprême dérision! qu’ils appellent défendre l’Empire» (de Gaulle à Alep, 14 août).

24 juillet
De Gaulle conclut avec Oliver Lyttelton un «arrangement» organisant la coopération franco-britannique au Levant.

26 juillet
L’amiral Thierry d’Argenlieu est nommé haut-commissaire de France dans le Pacifique.

28 juillet
De Gaulle à Damas. Le Bataillon du Pacifique (commandant Broche) arrive au Moyen-Orient et est aussitôt rattaché à la DLFL.

31 juillet
Le BM4 (commandant Bouillon) détaché de la DLFL pour aller participer au nettoyage des centres de résistance en Éthiopie.

1er août
De Gaulle lance l’idée d’un «Congrès de la France Libre» de 60 membres.

15 août
Le sous-marin Rubis torpille un transport allemand dans les eaux norvégiennes, après avoir mouillé des mines dans un fjord.

20 août
Dissolution de la 1re DLFL.

21 août
De Gaulle au Caire. A Paris, Pierre Georges (colonel Fabien) abat un officier allemand dans le métro (trois otages sont exécutés le 27).

24 août
De Gaulle à Brazzaville.

29 août
Honoré d’Estienne d’Orves et deux de ses adjoints sont fusillés au Mont-Valérien.

1er septembre
De Gaulle regagne Londres.

2 septembre
Création à Rayak (Syrie) des groupes d’aviation Lorraine et Alsace.

9 septembre
Arrivée à Glasgow (sous le commandement du capitaine Pierre Billotte) de 186 Français évadés d’Allemagne et retenus en URSS.

16 septembre
Le sous-marin Junon débarque un commando de l’eau lourde en Norvège. Catroux proclame l’indépendance de la Syrie.

18 septembre
Muselier demande à de Gaulle de créer un «Comité exécutif» chargé de diriger la politique générale et menace de quitter la France Libre si sa proposition est rejetée.

20 septembre
Création à Londres du Comité national français (CNF), présidé par de Gaulle. Deux divisions de corvettes FNFL sont en mission d’escorte dans l’Atlantique nord.

23 septembre
De Gaulle tient à Londres sa première conférence de presse.

24 septembre
Promulgation de l’ordonnance n°16 portant «organisation nouvelle des pouvoirs publics de la France Libre»: le Comité national français (CNF) est composé de commissaires nommés par de Gaulle, qui le préside (Muselier y est chargé de la Marine). La veille, de Gaulle a admis que le CNF aura «le caractère d’un gouvernement de fait». Constitution de 2 brigades françaises libres au Levant: la 1re BFL (Kœnig) et la 2e BFL (Cazeaud).

26 septembre
L’URSS reconnaît de Gaulle comme «chef de tous les Français libres».

3 octobre
De Gaulle définit l’élément moral qui unit tous les peuples en lutte contre l’Allemagne: «la volonté commune d’assurer la victoire d’une civilisation fondée sur la liberté, la dignité et la sécurité des hommes».

21 octobre
Attentat contre un conseiller militaire allemand à Bordeaux.

23 octobre
Après l’exécution des otages de Châteaubriant (22 octobre), de Gaulle déclare à la BBC qu’il est «absolument normal» et «absolument justifié» que les Allemands soient tués par les Français, mais donne la consigne de cesser les attentats, car «il est, en ce moment, trop facile à l’ennemi de riposter par le massacre de nos combattants momentanément désarmés».

25 octobre
Première rencontre entre de Gaulle et Jean Moulin. De Gaulle appelle les Français à observer un «garde-à-vous» de cinq minutes pour protester contre les exécutions d’otages. Création à Damas des Lignes aériennes militaires (LAM) de la France Libre.

5 novembre
De Gaulle accrédite Jean Moulin auprès des mouvements de résistance.

11 novembre
Nantes première ville Compagnon de la Libération.

15 novembre
Dans un discours à l’Albert Hall de Londres, de Gaulle définit les buts de guerre de la France Libre. Création du groupe de chasse Ile-de-France.

25 novembre
Dans un discours à l’université d’Oxford, de Gaulle définit la nature du nazisme et rappelle les grands principes de la civilisation occidentale.

26 novembre
Démantèlement du réseau Alliance. Catroux proclame l’indépendance du Liban.

27 novembre
Le BM4 (cdt Bouillon) prend part à la prise de Gondar (Ethiopie) par les troupes britanniques.

28 novembre
Le groupe de bombardement Lorraine entre en action en Libye.

7 décembre
Le Japon attaque les Etats-Unis à Pearl Harbor; le lendemain, la France Libre se déclare en état de guerre avec le Japon. Churchill décide d’employer immédiatement une brigade française libre en Cyrénaïque.

24 décembre
Une flotte française libre (les corvettes Mimosa, Alysse, Aconit et le sous-marin Surcouf), commandée par l’amiral Muselier, rallie l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon à la France Libre. Jean Moulin est nommé délégué du CNF en zone Sud.

30 décembre
La 1re BFL quitte la Palestine pour le front libyen.

31 décembre
De Gaulle invite les Français à soutenir son action «activement ou passivement». Il rédige à l’intention du gouvernement américain un Mémorandum sur les buts de guerre de la France Libre.

1942

1er janvier
Création du groupe d’aviation Bretagne.

2 janvier
Jean Moulin est parachuté en France. La France Libre adhère à la Déclaration des Nations Unies, signée par 25 États en guerre contre l’Axe.

6 janvier
Mort du lieutenant-colonel Pijeaud, chef du groupe Lorraine, des suites de ses blessures au combat en Cyrénaïque.

17 janvier
La 1re BFL obtient la reddition de la garnison allemande d’Halfaya (frontière égypto-libyenne). Création du Bureau central de renseignement et d’action militaire (BCRAM), qui succède au 2e Bureau de la France Libre, dirigé par le capitaine Dewavrin (Passy).

20 janvier
De Gaulle se réjouit des dernières contre-offensives soviétiques, « car la libération et la vengeance deviennent de ce coup pour la France de douces probabilités ». Il se prononce en outre pour une coopération franco-soviétique dans la lutte contre l’ennemi commun.

26 janvier
La corvette Roselys éperonne un U-Boot dans l’Atlantique Nord.

5 février
A Singapour, le paquebot Félix-Roussel réussit, sous les bombes japonaises, à évacuer un millier de femmes et d’enfants.

8 février
La corvette Alysse est torpillée par un U-Boot (35 disparus).

16 février
La 1re BFL prend position à Bir Hakeim.

19 février
Le sous-marin Surcouf disparaît au large de Panama (126 disparus).

20 février
Parution clandestine du Silence de la mer, de Vercors (Jean Bruller).

27 février
Raid anglo-FFL contre la station radar allemande de Bruneval (près d’Étretat), en collaboration avec la Résistance locale. En février, création du mouvement Ceux de la Résistance (CDLR).

1er mars
Prise des postes italiens de Tedjere et Temessa (Fezzan) par les groupements de Leclerc.

3 mars
L’amiral Muselier abandonne ses fonctions de commissaire national à la marine ; il est remplacé par l’amiral Philippe Auboyneau.

25 mars
Leclerc est nommé commandant supérieur des forces de l’Afrique française libre.

26 mars
Opération alliée contre le port de Saint-Nazaire (opération Chariot).

28 mars
Arrivée à Londres de Rémy et du socialiste Christian Pineau, chef de Libération-Nord.

10 avril
Le capitaine de corvette de Scitivaux, premier commandant du groupe de chasse Ile-de-France, est abattu au cours d’un combat aérien et fait prisonnier.

16 avril
Le patrouilleur Vikings est torpillé en Méditerranée.

18 avril
De Gaulle à la BBC: «La libération nationale ne peut être séparée de l’insurrection nationale».

28 avril
Christian Pineau regagne la France, porteur de la «Déclaration aux mouvements» de De Gaulle. Pierre Brossolette arrive à Londres et remet à de Gaulle un important «Rapport politique» sur la situation de la France.

30 avril
Muselier mis à la retraite d’office.

5 mai
Débarquement des troupes britanniques à Madagascar.

22 mai
La corvette Roselys se joint à l’escorte d’un convoi de ravitaillement de Mourmansk, qui perdra sept navires marchands.

27 mai
Début du siège de Bir Hakeim (Libye) par les forces germano-italiennes. L’aviso Chevreuil rallie l’archipel de Wallis-et-Futuna à la France Libre (qui servirent de base avancée aux forces américaines du Pacifique Ouest). En mai, Libération-Sud est le premier mouvement de la zone Sud à se rallier à la France Libre. Au début du mois, Rémy rencontre un représentant des FTP.

1er juin
Promotion de l’école des cadets de la France Libre (Angleterre).

2 juin
Churchill fait acclamer aux Communes les «splendides Français libres» qui s’illustrent à Bir Hakeim.

9 juin
La corvette Mimosa est torpillée par un U-Boot dans l’Atlantique Nord ; la quasi totalité de l’équipage, dont son commandant, le capitaine de frégate Roger Birot, trouve la mort. Mort à Bir Hakeim du lieutenant-colonel Félix Broche, chef du bataillon du Pacifique, et de son adjoint, le capitaine Gaston Duché de Bricourt.

10 juin
Mort à Bir Hakeim du commandant Jacques Savey, chef du 1er BIM et premier chef du nouveau BIMP.

11 juin
La 1re BFL abandonne la position de Bir Hakeim après un siège de quinze jours. Le même jour, de Gaulle déclare à la BBC: «La nation a tressailli de fierté en apprenant ce qu’ont fait ses soldats à Bir Hakeim».

14 juin
Les SAS français attaquent des aérodromes ennemis en Crète et en Cyrénaïque (41 avions détruits).

18 juin
De Gaulle prononce à l’Albert Hall de Londres un grand discours à l’occasion du deuxième anniversaire de l’Appel: «Puisque la France a fait entendre sa volonté de triompher, il n’y aura jamais pour nous ni doute ni lassitude, ni renoncement. Unis pour combattre, nous irons jusqu’au bout de notre devoir envers elle, nous irons jusqu’au bout de la libération nationale».

23 juin
Publication de la Déclaration aux mouvements rapportée de Londres par Pineau: il s’agit du premier grand message politique de De Gaulle à la Résistance.

1er juillet
Création d’un Comité des experts pour organiser l’administration de la France libérée.

3 juillet
A propos des récents succès de l’Axe en Egypte, sur le front russe et dans le Pacifique, de Gaulle déclare: «C’est beaucoup, à la guerre, d’avoir gagné les premières batailles. Mais la dernière décide de tout».

5 juillet
Au retour de Mourmasnk, le convoi escorté par la Roselys perd 6 bâtiments dans un champ de mines ; la corvette FNFL récupère 179 naufragés (son commandant, le lieutenant de vaisseau Bergeret sera le premier officier français à se voir décerner la croix de la Legion of Merit des Etats-Unis).

9 juillet
Les Etats-Unis reconnaissent le CNF comme «symbole de la résistance française à l’Axe».

11 juillet
Le contre-torpilleur Léopard coule l’U-136 au large de Madère.

13 juillet
Le CNF décide que la France Libre sera désormais connue sous le nom de «France Combattante» ; la nouvelle entité comprendra désormais la France Libre proprement dite et la «France captive», où la Résistance intérieure lutte contre l’occupant – mais les engagements dans les Forces françaises libres continuent (jusqu’au 31 juillet 1943). Le Chasseur 8 disparaît en Manche.

24 juillet
André Philip arrive à Londres.

27 juillet
André Philip et Jacques Soustelle nommés respectivement commissaires à l’Intérieur et à l’Information du CNF. Mort au combat en Egypte de l’aspirant SAS André Zirnheld, auteur d’une célèbre Prière, au cours d’un raid où 34 avions de combats ennemis on été détruits.

5 août
De Gaulle quitte l’Angleterre pour un voyage d’inspection au Moyen-Orient et en Afrique.

11 août
Exécution de 88 otages au Mont-Valérien, en représailles d’un attentat au stade Jean-Bouin.

19 août
Les FNFL (chasseurs 10, 41, 42 et 43, éléments du 1er BFM), le groupe FAFL Ile-de-France et les SAS prennent part au raid anglo-canadien sur Dieppe (opération Jubilee). Mort du commandant François Fayolle, héros de la bataille d’Angleterre, en mission au-dessus de Dieppe.

En août
Le BCRAM devient BCRA (en raison de la création d’une section non militaire).

1er septembre
L’escadrille Normandie devient un groupe de chasse à trois escadrilles, sous les ordres du commandant Tulasne.

4 septembre
Le gouvernement de Vichy institue le Service du travail obligatoire (STO), prévoyant un recours éventuel à la réquisition des jeunes travailleurs.

14 septembre
De Gaulle à Fort-Lamy.

17 septembre
Charles Vallin, adjoint du colonel de La Rocque, amené à Londres par Brossolette, explique à la BBC pourquoi il a rejoint la France Libre.

18 septembre
Arrivée à Londres d’Henri Frenay et d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie.

21 septembre
De Gaulle à la radio de Brazzaville: «C’est à la France Combattante, et à elle exclusivement, que revient la charge et qu’appartient le droit de diriger les efforts des Français dans la guerre de libération.» Brossolette fait l’éloge des «soutiers de la gloire» à la BBC.

22 septembre
De Gaulle ordonne à Leclerc de conquérir le Fezzan et de s’emparer de Tripoli.

25 septembre
De Gaulle regagne Londres.

29 septembre
De Gaulle aborde avec Churchill le contentieux du Levant: «Vous dites que vous êtes la France! Vous n’êtes pas la France!» (Churchill).

En septembre
Mise sur pied du Noyautage des administrations publiques (NAP) par Jean Moulin et Claude Bourdet, complété par le Super-NAP, organisé à Vichy par Bernard de Chalvron. A la fin du mois, de Gaulle reçoit Frenay à Londres.

2 octobre
Création d’un Comité de coordination des mouvements de résistance de la zone Sud (première réunion: à Lyon, le 27 novembre).

9 octobre
De Gaulle nomme le général Delestraint chef de l’Armée secrète (AS), qui rassemble tous les groupes «Action» des mouvements de résistance.

15 octobre
Le groupe de bombardement Lorraine quitte le Moyen-Orient pour l’Angleterre.

19 octobre
Le sous-marin Junon coule le cargo allemand Norland au large de la Norvège.

22 octobre
De Gaulle donne à Jean Moulin carte blanche pour prendre tous les contacts qu’il jugera opportuns et demande à Rémy de se rendre en zone Nord pour y exhorter les mouvement à se rapprocher.

23 octobre
Les FFL sont engagées dans la bataille d’El Alamein.

24 octobre
Mort du lieutenant-colonel Dimitri Amilakvari, commandant la 13e demi-brigade de Légion étrangère.

30 octobre
Mort du capitaine au long cours Jean Mantelet, commandant du croiseur Paul-Doumer, torpillé au sud de Madère.

6 novembre
Capitulation des forces vichystes de Madagascar.

8 novembre
Débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (opération Torch). La France Combattante a été tenue à l’écart, mais de Gaulle demande aux troupes françaises d’AFN de ne pas s’opposer aux troupes alliées. L’amiral Darlan prend le pouvoir à Alger au nom du Maréchal et avec l’appui de Roosevelt.

11 novembre
Les Allemands envahissent la zone Sud. Les premiers éléments du groupe Normandie, basé à Rayak (Syrie), rejoignent le front russe. De Gaulle à l’Albert Hall de Londres : «Le recul perpétuel a fait place à l’offensive. (…) Aujourd’hui, la France se recueille dans une seule espérance et dans une seule volonté.». Le général Charles Delestraint prend le commandement effectif de l’Armée secrète.

12 novembre
Le général de Lattre de Tassigny emprisonné à Montpellier.

14 novembre
De Gaulle ordonne à Leclerc de préparer l’offensive contre le Fezzan, en liaison avec les troupes anglaises et américaines.

16 novembre
De Gaulle condamne les accords conclus entre les Anglo-Saxons et les délégués de Vichy en AFN. L’amiral Platon, envoyé par Laval, arrive à Tunis pour organiser la défense de la Régence contre les Alliés.

26 novembre
La flotte française de Toulon se saborde : plus de la moitié de la marine française disparaît. Première réunion du Comité de coordination des mouvements de résistance à Lyon.

27 novembre
Deux bataillons rallient la France Libre à Djibouti (futurs BM21 et BM24).

28 novembre
Le contre-torpilleur Léopard (capitaine de frégate Richard-Evenou) rallie la Réunion à la France Libre. A Paris, Rémy rencontre Fernand Grenier, chargé de préparer le ralliement du parti communiste à la France Libre.

30 novembre
Les deux BFL quittent El Alamein pour s’installer à Gambut (près de Tobrouk).

1er décembre
De Gaulle nomme le général d’aviation François d’Astier de La Vigerie commandant en chef des FFL.

14 décembre
De Gaulle signe avec Eden, chef du Foreign Office, un accord plaçant Madagascar, libérée de l’administration vichyste, sous l’autorité de la France Combattante; le général Legentilhomme est nommé haut-commissaire pour l’océan Indien. Première mission du sous-marin Casabianca pour déposer en Corse des agents et des armes.

16 décembre
La colonne Leclerc (4.600 hommes), appuyée par le groupe Bretagne, entreprend la conquête du Fezzan.

20 décembre
Le général d’Astier de La Vigerie arrive à Alger, chargé par de Gaulle d’étudier la situation (il repart pour Londres le 24).

24 décembre
Assassinat de l’amiral Darlan par un jeune résistant algérois, «instrument des colères exaspérées qui mettaient autour de lui les âmes en ébullition» (Mémoires de guerre). A Rennes, exécution de 47 otages.

25 décembre
De Gaulle propose à Giraud de le rencontrer en territoire français.

26 décembre
La 1re division d’avisos FNFL est rattachée au 1er groupe d’escorte britannique de la Méditerranée, qui assure la protection des convois de ravitaillement de la VIIIe armée. Débuts du maquis des Glières (Haute-Savoie).

27 décembre
Le «Conseil impérial» (composé de proconsuls vichystes) nomme Giraud «commandant en chef civil et militaire» en AFN.

28 décembre
La Côte française des Somalis (Djibouti) rallie la France Libre.

En décembre
Apparition des premiers maquis de l’Ain; création du NAP-Fer par Frenay et Bourdet (dont l’homme fort sera bientôt René Hardy); mise sur pied des Corps francs d’Afrique par le général de Monsabert.
L’année 1942 a été particulièrement meurtrière pour les FNFL : 548 tués, dont 393 marins de guerre et 155 marins marchands.

1943

2 janvier
Hitler décide d’envoyer l’Afrikakorps en Tunisie.

6 janvier
Débuts du maquis du Vercors (Drôme).

7 janvier
Fred Scamaroni débarque clandestinement en Corse.

11 janvier
Arrivée à Londres de Fernand Grenier, venu annoncer l’adhésion du PCF à la France Combattante.

13 janvier
La colonne Leclerc fait sa jonction avec la VIIIe armée britannique de Montgomery.

17 janvier
Churchill invite de Gaulle à venir à Casablanca pour s’y entretenir avec Roosevelt et Giraud.

22 janvier
De Gaulle arrive au Maroc ; première rencontre avec Giraud.

23 janvier
Leclerc entre à Tripoli.

24 janvier
A Anfa, de Gaulle et Giraud signent un communiqué où ils indiquent que leur but commun est « l’union dans la guerre de tous les Français », puis ils échangent une poignée de main, à la demande de Roosevelt, devant les photographes.

26 janvier
Fusion des trois grands mouvements de la zone Sud (Combat, Libération, Franc-Tireur) au sein des Mouvements unis de résistance (MUR).

27 janvier
Brossolette est parachuté en France.

1er février
Création à Gambut de la 1re DFL, sous le commandement du général de Larminat (1re brigade: général Kœnig ; 2e brigade: colonel Brosset). Formation en AEF de 5 nouveaux bataillons FFL.

2 février
Leclerc rencontre à Ghadamès le général Delay (première liaison FFL-armée d’Afrique).

7 février
La corvette Lobelia coule l’U-609 dans l’Atlantique nord. Mort de Philippe Roques, chargé par de Gaulle d’une importante mission d’information en France (abattu par la Gestapo à Perpignan).

9 février
De Gaulle nomme Jean Moulin seul représentant permanent du CNF en France occupée: « Je vous recommande de parler très haut et très net au nom de l’État », lui prescrit-il.

20 février
La force L (Leclerc) entre en Tunisie.

21 février
Delestraint reçoit l’ordre de déclencher, le moment venu, « une immense action de sabotage, décentralisée dans son exécution ».

23 février
Le CNF adresse à Giraud un mémorandum établissant les bases du futur accord entre la France Combattante et le pouvoir d’Alger.

25 février
De Gaulle demande à la jeunesse de France de tout faire pour échapper au STO et de se grouper « avec discipline » dans les organisations de résistance : « On ne fait rien de fort ni de grand qu’en se confondant avec les autres. L’honneur, aujourd’hui, c’est d’être une vague de la mer ».

26 février
Passy arrive en France pour coordonner avec Brossolette l’action militaire des mouvements (mission Arquebuse-Brumaire).

5 mars
Le BIMP et la « colonne volante » remportent la victoire de Medenine (Tunisie).

10 mars
De Gaulle charge Catroux de préparer un accord avec Giraud.

11 mars
La corvette Aconit (lieutenant de vaisseau Levasseur) coule deux U-Boote dans l’Atlantique Nord. La colonne Leclerc (Force L) s’empare de Ksar Rhilane (Tunisie).

12 mars
De Gaulle demande à tous les mouvements de résistance de se regrouper sous une autorité unique.

14 mars
Giraud accepte les conditions posées par le CNF le 23 février.

16 mars
La Guyane se rallie à la France Combattante.

17 mars
Catroux arrive à Alger, chargé d’une négociation avec Giraud.

19 mars
Fred Scamaroni se suicide.

20 mars
L’aviso Savorgnan de Brazza abat deux bombardiers allemands au large de Gibraltar. Début de l’offensive alliée contre la ligne Mareth (Tunisie).

21 mars
Jean Moulin arrive en France avec la mission de mettre sur pied le Conseil national de la Résistance (CNR).

22 mars
Le groupe Normandie entre en action au-dessus d’Orel (URSS).

23 mars
Jean Moulin regagne la France.

25 mars
Le Front national et les FTP (communistes) admis au futur CNR.

26 mars
Sur la proposition de Passy et Brossolette, 5 mouvements de la zone Nord (OCM, Libération-Nord, Front national, CDLL, CDLR) adoptent une déclaration de soutien à l’action de De Gaulle. Peyrouton renonce à ses fonctions de gouverneur général de l’Algérie « pour faciliter l’union ».

28 mars
La Force L (Leclerc) libère Gabès (Tunisie).

3 avril
Le Comité de coordination des 5 grands mouvements de la zone Nord se réunit sous la présidence de Jean Moulin.

12 avril
La Force L entre à Kairouan.

16 avril
Moulin et Passy regagnent Londres.

18 avril
La 1re DFL quitte Gambut (Libye) pour la Tunisie.

20 avril
De Gaulle souhaite dans un discours à la BBC que la reconstruction de la France soit fondée sur le contrôle par la nation des sources de richesse, l’association des travailleurs à la marche des entreprises et une «démocratie réelle».

7 mai
Libération de Tunis.

13 mai
Capitulation des troupes germano-italiennes de Tunisie : « La grande bataille d’Afrique se termine par une grande victoire » (de Gaulle).

15 mai
création du CNR, sous la présidence de Jean Moulin (première réunion le 27, à Paris).

17 mai
Giraud invite de Gaulle à se rendre à Alger sans délai. L’amiral Godfroy (Force X) annonce son ralliement aux Forces maritimes d’AFN.

18 mai
Giraud nomme Juin commandant de toutes les forces françaises appelées à constituer le Corps expéditionnaire français en Italie (CEF).

20 mai
Défilé de la victoire des troupes alliées à Tunis.

27 mai
Première réunion du CNR, rue du Four, à Paris. A Londres, de Gaulle célèbre «l’union des âmes et des volontés».

30 mai
De Gaulle arrive à Alger «avec le désir et la volonté de réaliser l’union de l’Empire français en guerre».

1er juin
De Gaulle définit dans une conférence de presse les caractères du nouveau pouvoir central français. Giraud lui reproche de vouloir instituer en France «un système politique totalitaire (…) copié sur le nazisme, appuyé sur des SS…». Giraud nomme Muselier préfet de police d’Alger.

3 juin
De Gaulle et Giraud coprésidents du Comité français de libération nationale (CFLN), qui succède au CNF: «Sa tâche consiste à rendre à l’effort de la nation et de l’Empire dans la guerre l’unité matérielle et morale qui est la condition de l’ordre, de l’ardeur et de la puissance» (de Gaulle, 4 juin). Catroux est nommé gouverneur général de l’Algérie et commissaire aux Affaires musulmanes.

5 juin
Jean Monnet est nommé commissaire à l’Armement et au Ravitaillement.

9 juin
Dans une lettre aux membres du CFLN, de Gaulle constate que «l’unité n’existe pas et qu’il n’y a pas, en réalité, de gouvernement». Arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète, à Paris.

10 juin
Giraud décide de refouler les unités FFL en Libye.

15 juin
Première réunion du CFLN en séance plénière.

16 juin
La Force L devient la 2e DFL (future 2e DB). Kœnig est nommé commandant de la 1re DFL; Larminat prend le commandement du groupe de divisions.

18 juin
A Alger, de Gaulle assure que «certains jeux subtils de division» n’empêchent pas la France d’être «moralement plus compacte, plus unie, plus assurée qu’elle ne le fut jamais». A Londres, Brossolette prononce à l’Albert Hall un bouleversant «Hommage aux morts de la France Combattante»: «La France Combattante n’a été qu’un long dialogue de la jeunesse et de la vie.».

19 juin
De Gaulle rencontre le général Eisenhower, commandant en chef des forces alliés sur le front européen, en présence de Giraud; il refuse que Giraud soit seul à traiter des questions militaires avec les Alliés.

21 juin
Arrestation de Jean Moulin à Caluire (Rhône); torturé, il mourra le 8 juillet. De Gaulle désigne deux successeurs intérimaires à la tête du CNR: Claude Bouchinet-Serreules (zone Nord) et Jacques Bingen (zone Sud).

26 juin
De Gaulle à Tunis. Il y définit le devoir des Français libres envers la France: «Nous avons à la délivrer, à battre l’ennemi et à châtier les traîtres qui l’ont jetée dans l’épreuve, à lui conserver ses amis, à arracher le bâillon de sa bouche et les chaînes de ses membres pour qu’elle puisse faire entendre sa voix et reprendre sa marche au destin».

3 juillet
La Martinique se rallie à la France Combattante.

7 juillet
La corvette Commandant Détroyat recueille 322 naufragés de deux paquebots torpillés.

10 juillet
Les Américains débarquent en Sicile (opération Husky) ; les FFL sont tenues à l’écart.

14 juillet
De Gaulle prononce un grand discours au Forum d’Alger: «Notre peuple est uni pour la guerre. Mais il l’est d’avance aussi pour la rénovation nationale.».

15 juillet
A Fort-de-France (Martinique), Henri Hoppenot, envoyé extraordinaire du CFLN, prend acte du ralliement des Antilles (l’amiral Robert et la majorité de ses officiers regagnent la France occupée).

16 juillet
Mort au combat de trois officiers du groupe Normandie (le capitaine Littolff, les sous-lieutenants Castelain et Bernavon).

17 juillet
Mort au combat du commandant Jean-Louis Tulasne, chef du groupe Normandie, au-dessus de Koursk.

22 juillet
Patton, chef de la VIIe armée américaine, entre dans Palerme.

25 juillet
Effondrement du régime fasciste italien : «La chute de Mussolini est le signe éclatant de la défaite certaine de l’Axe. Elle est en même temps l’échec de ce système politique, social et moral, qualifié de totalitarisme, qui prétendait acheter la grandeur au prix de la liberté» (de Gaulle, 27 juillet). De Gaulle affirme également que tout règlement décidé sans la France ne serait «ni valable ni durable».

31 juillet
Unification de toutes les forces françaises en guerre contre l’Axe; clôture des engagements dans les FFL. Le CFLN décide que Giraud, commandant en chef et co-président du CFLN, ne fera qu’exécuter les directives de l’instance suprême de la France Combattante. Création d’un Comité de défense nationale, présidé par de Gaulle.

1er août
Brosset succède à Kœnig à la tête de la 1re DFL.

2 août
De Gaulle demande aux Alliés à prendre part au règlement général de la question italienne.

6 août
De Gaulle au Maroc (jusqu’au 10).

22 août
De Gaulle annonce dans une proclamation aux troupes que l’unité des armées françaises est désormais refaite.

25 août
La 2e DFL (Leclerc) devient la 2e DB.

26 août
Le CFLN est reconnu par les grandes puissances alliées.

27 août
Le colonel René Mouchotte, chef du groupe Alsace, est abattu au-dessus de Saint-Omer.

30 août
Georges Bidault est élu président du CNR.

3 septembre
De Lattre de Tassigny s’évade de la prison de Montpellier ; il arrive à Alger le 6.

6 septembre
Les Alliés demandent la participation de deux divisions françaises aux opérations en Italie.

8 septembre
Eisenhower annonce la capitulation de l’Italie fasciste, signée par le gouvernement Badoglio.

12 septembre
De Gaulle rappelle à Oran «la contribution de sang, de larmes et de misères que notre pays sait déjà avoir fournie dans cette guerre à la cause des nations libres», qui l’autorise à réclamer «la place qui lui revient dans le règlement du drame dont la liquidation commence».

13 septembre
Le Casabianca débarque en Corse une compagnie du bataillon de choc (commandant Gambiez).

15 septembre
Emile Bollaert est nommé délégué général du CFLN en France occupée.

17 septembre
Le 1er corps d’armée (général Martin) débarque à Ajaccio. Une ordonnance du CFLN institue une Assemblée consultative provisoire (94 membres, dont 40 représentants de la Résistance intérieure).

20 septembre
Les corvettes Roselys, Lobelia et Renoncule escortent un convoi transatlantique attaqué par une meute de 20 U-Boote, qui utilisent pour la première fois des torpilles acoustiques ; la Lobelia endommage l’U-578.

24 septembre
De Gaulle déclare à la radio d’Alger: «Les combats qui se livrent en Corse ne sont qu’un épisode de la grande bataille de Méditerranée.».

2 octobre
Giraud cosigne un décret subordonnant le commandant en chef au CFLN. Les FTP font évader 79 détenus de la prison du Puy-en-Velay. Du 2 au 7, 126 otages sont fusillés au Mont-Valérien.

3 octobre
Le groupe Lorraine détruit la centrale électrique de Chevilly-Larue, près de Paris.

4 octobre
Les dernières troupes allemandes évacuent Bastia. La Corse est entièrement libérée.

5 octobre
Exécution de 126 otages au Mont-Valérien (jusqu’au 7).

7 octobre
Jacques Bingen signale dans un rapport que la Résistance en zone Sud a «vraiment démarré».

8 octobre
De Gaulle en Corse : «C’est d’Ajaccio que nous affirmons la volonté de la France de déployer sa force renaissante aux côtés des vaillantes forces de l’Angleterre et des Etats-Unis…»

3 novembre
Première séance de l’Assemblée consultative à Alger: de Gaulle salue ce «début de résurrection des institutions représentatives françaises». La Confrérie Notre-Dame est décimée (une centaine d’arrestations).

9 novembre
Nouvelle composition du CFLN: Giraud se retire, de Gaulle est désormais seul président. Emmanuel d’Astier (Intérieur) et Frenay (Prisonniers, déportés, réfugiés) deviennent membres du CFLN.

11 novembre
Défilé des maquisards de l’Ain dans le centre d’Oyonnax. De Gaulle déclare à la radio: «Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes héroïques (…) ne laissent pas passer un jour sans détruire quelque chose du système de guerre de l’envahisseur.».

22 novembre
Les premiers éléments du CEF, commandé par Juin, débarquent à Naples.

27 novembre
Jacques Soustelle est nommé chef des services spéciaux (DGSS).

12 décembre
De Gaulle trace à Constantine les grandes lignes de l’évolution de l’Empire colonial.

13 décembre
L’aviso Savorgnan de Brazza attaque et coule un sous-marin japonais.

24 décembre
De Gaulle appelle les Français à l’union «pour les suprêmes douleurs». Raids des fusiliers-marins à Gravelines, Jersey, Biville et Schweveningen.

26 décembre
De Lattre nommé commandant en chef des troupes d’Afrique du Nord (à l’exception de celles qui constitueront le corps expéditionnaire en Italie).

29 décembre
Les FTP et l’AS mettent sur pied les futures Forces françaises de l’intérieur (FFI).

1944

3 janvier
Les forces françaises en Italie prennent officiellement le nom de CEF.

10 janvier
Dans un discours devant l’Assemblée Consultative, de Gaulle rappelle que la guerre est « une et indivisible ». Une ordonnance du CFLN crée les commissaires régionaux de la République.

12 janvier
De Gaulle rencontre Churchill à Marrakech. Le CEF est chargé de prendre les montagnes situées au nord de Cassino.

16 janvier
Départ en exploration des premiers Catalina de la 6e Flottille d’exploration ; ils opéreront en Atlantique et en Méditerranée et prendront une part importante aux opérations autour de Gibraltar et sur les côtes de Provence.

21 janvier
Le CEF attaque la ligne Gustav.

24 janvier
Mort au camp de Mauthausen du lieutenant-colonel Jacques Renouvin, chef national des Groupes francs.

25 janvier
Le CEF s’empare du Belvédère, au nord-est de Cassino.

29 janvier
Première attaque allemande contre le Vercors.

30 janvier
Ouverture de la conférence de Brazzaville sur l’avenir de l’Empire français (jusqu’au 2 février) ; de Gaulle y prononce un important discours sur la réforme du statut de l’Empire.

1er février
Création des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

3 février
Arrestation à Audierne de Brossolette et Bollaert.

8 février
Arrestation de Claude Bonnier, délégué militaire régional de Bordeaux (il se suicide).

14 février
Premier parachutage d’armes sur les Glières.

18 février
Le bombardement de la prison d’Amiens (opération Jéricho) permet à 70 résistants détenus de s’évader.

4 mars
De Gaulle à Naples pour s’entretenir avec les généraux alliés et inspecter les divisions françaises engagées sur le front italien.

9 mars
Mort du lieutenant-colonel Théodose Morel (Tom), chef du maquis des Glières.

10 mars
Alexandre Parodi remplace Bollaert au poste de délégué général du CFLN en France.

15 mars
Le CNR adopte un programme commun.

22 mars
Suicide de Pierre Brossolette dans les locaux de la Gestapo, à Paris.

23 mars
Le général Kœnig est nommé commandant en chef des FFI.

26 mars
Fin du maquis des Glières. La Combattante coule une vedette allemande.

28 mars
Le général Kœnig est nommé délégué militaire auprès du haut commandement allié. Tulle est livrée aux exactions des bandes de la « Gestapo française ».

1er avril
Le général Béthouart est nommé chef d’état-major de la Défense.

4 avril
Entrée de deux communistes (Billoux, Grenier) au CFLN. André Le Trocquer est nommé commissaire national délégué pour les territoires libérés; Diethelm le remplace à la Guerre.

7 avril
De Gaulle au Maroc.

8 avril
Giraud démissionne de son poste de commandant en chef et prend sa retraite.

10 avril
Premier parachutage d’armes sur le maquis du mont Mouchet.

15 avril
De Gaulle charge de Lattre du commandement des forces françaises du futur débarquement en Provence (huit divisions, comprenant le CEF et l’Armée B, future Ire armée).

20 avril
La 1re DMI (ex-DFL) quitte la Tunisie pour l’Italie. L’armée française compte 120.000 hommes en Italie.

21 avril
Une ordonnance du CFLN accorde le droit de vote aux femmes. La Milice attaque le Vercors.

5 mai
Arrestation de Dejussieu-Pontcarral, chef d’état-major de l’AS.

6 mai
De Gaulle arrive à Tunis.

7 mai
La 23e flottille de MTB intercepte un convoi ennemi au large de Sercq et le coule le Bizon.

10 mai
Le CEFI, rejoint par la 1re DFL, déclenche la bataille du Garigliano.

13 mai
Le groupe Lorraine détruit le dépôt de chemin de fer de Tourcoing. Jacques Bingen, délégué du CFLN en zone Sud, est arrêté à Clermont-Ferrand (il se suicide peu après). La Combattante coule une vedette et en endommage deux autres.

16 mai
De Gaulle demande à la Résistance d’intervenir dans la libération de quatre grandes zones en liaison avec les Alliés (plan Caïman).

17 mai
De Gaulle en Italie. Mort au Caire de Félix Eboué, gouverneur de l’Afrique équatoriale.

18 mai
Mort au combat en Italie du commandant Henry Magny, chef du BIMP.

19 mai
De Gaulle signe une ordonnance portant organisation des pouvoirs publics en France libérée.

2 juin
Mort au combat en Italie du capitaine de corvette Hubert Amyot d’Inville, commandant du 1er régiment de fusiliers-marins.

3 juin
Le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) à Alger. De Gaulle quitte Alger pour Londres.

4 juin
Le CEF fait son entrée dans Rome.

5 juin
Parachutage de SAS français en Bretagne. Emile Bouétard, tué dans la nuit du 5 au 6 juin, est le premier soldat allié à mourir à Overlord.

6 juin
Débarquement allié en Normandie (opération Overlord) avec la participation de forces navales et aériennes françaises et le commando Kieffer. De Gaulle à la BBC: «La bataille suprême est engagée! (…) C’est la bataille de France et c’est la bataille dela France!».

7 juin
Libération de Bayeux.

10 juin
Début de l’attaque allemande contre le mont Mouchet (jusqu’au 14). Kœnig ordonne à la Résistance de «freiner au maximum l’activité de guérilla» (il s’agit d’éviter de gros rassemblements tels que ceux du Vercors ou de Saint-Marcel, cibles désignées pour l’ennemi). La division Das Reich massacre la population d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne).

13 juin
Début de l’attaque allemande contre le Vercors.

14 juin
De Gaulle débarque à Courseulles (Calvados), installe le premier commissaire de la République en territoire libéré (François Coulet) et prononce à Bayeux son premier discours en métropole. Il regagne Alger le 17.

15 juin
La 1re DFL prend Castelgiorgio, après avoir libéré Viterbo, Montefiascone et Bolsena.

17 juin
Prise de l’île d’Elbe par l’armée de Lattre.

18 juin
Mort au combat en Italie du lieutenant-colonel Jean-Claude Laurent-Champrosay, commandant du 1er régiment d’artillerie coloniale. Début de l’assaut allemand contre le camp de Saint-Marcel (Bretagne).

22 juin
Fin du maquis de Saint-Marcel.

25 juin
Premiers parachutages de jour sur les maquis de zone Sud.

27 juin
De Gaulle sur le front italien.

3 juillet
Le CEF entre à Sienne.

6 juillet
De Gaulle à Washington (jusqu’au 11). Début de l’attaque allemande contre les maquis de l’Ain et du Jura.

7 juillet
Libération de Caen.

11 juillet
Le CNR appelle à «un 14 juillet de combat».

12 juillet
De Gaulle au Canada.

14 juillet
Parachutage d’armes alliées sur le Vercors.

17 juillet
Le groupe Normandie devient Normandie-Niemen.

25 juillet
A Alger, de Gaulle traite devant l’Assemblée consultative de «la politique générale de libération» et définit les bases de la «restauration nationale».

27 juillet
Fin du maquis du Vercors.

1er août
La 2e DB débarque à Utah Beach (Normandie).

3 août
De Gaulle à Naples pour inspecter les troupes qui vont débarquer en Provence. Mort du capitaine des FAFL Jean Maridor, dans l’explosion d’un V1 qui menaçait Londres.

9 août
Une ordonnance rétablit la légalité républicaine en métropole. La 2e DB arrive au Mans, puis livre bataille dans la région de Mortain-Falaise.

14 août
Alexandre Parodi est nommé délégué général des territoires non libérés.

15 août
Début du débarquement allié en Provence (opération Anvil). Mort du capitaine des SAS Pierre Marienne, tué lors des combats de Saint-Marcel (Bretagne), du commandant Jean Bécourt-Foch, commandant en second du groupe d’aviation Sénégal, tué accidentellement en Algérie, et du lieutenant-colonel Alain Grout de Beaufort, chef du Service des opérations aériennes du BCRA en Auvergne et dans le Limousin, fusillé près de Compiègne.

16 août
L’Armée B (de Lattre)débarque dans les baies de Cavalaire et Saint-Tropez (plus de 250.000 hommes).

18 août
De Gaulle quitte Alger pour la France libérée.

19 août
Début de l’insurrection parisienne, dont le principal chef est le communiste Henri Rol-Tanguy, chef des FFI de la région parisienne; Charles Luizet, nouveau préfet de police, prend ses fonctions.

20 août
De Gaulle à Cherbourg.

22 août
De Gaulle au Mans.

23 août
De Gaulle à Chartres.

24 août
La 2e DB et la Résistance libèrent Paris.

25 août
De Gaulle à Paris. Leclerc et Rol-Tanguy reçoivent la reddition de von Choltitz. Libération de Marseille (3e DIA).

26 août
Défilé de la victoire sur les Champs-Elysées. Mort du commandant Jacques-Henri Schlœsing, chef du groupe d’aviation Alsace, abattu au-dessus de Rouen.

27 août
Libération de Toulon (1re DFL).

28 août
De Gaulle ordonne aux FFI d’intégrer les forces régulières et au CNR d’entrer à l’Assemblée consultative. Libération de Marseille, Nice, Bordeaux et Clermont-Ferrand.

29 août
La Combattante coule un transport ennemi et en endommage sept.

31 août
Le GPRF s’installe officiellement à Paris.

1er septembre
Libération d’Arras, Saint-Malo et Verdun. Les commissaires de la République entrent en fonction.

3 septembre
Libération de Lyon par la 1re DFL et les SAS.

4 septembre
Raid SAS à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire). Mort au combat du capitaine Guy Combaud de Roquebrune.

6 septembre
De Gaulle demande à Eisenhower que les forces françaises fassent partie des forces alliées d’invasion et d’occupation en Allemagne.

12 septembre
Jonction des armées françaises de Provence et de Normandie à Nod-sur-Seine, près de Montbard (Côte-d’Or). De Gaulle prononce au palais de Chaillot un grand discours sur la reconstruction de la France.

14-18 septembre
De Gaulle à Lyon et dans le Midi.

23-26 septembre
De Gaulle dans l’Est. Publication de décrets intégrant 140.000 FFI et FTP dans l’armée de Lattre. Le 23, un décret organise l’intégration des FFI dans les troupes régulières.

30 septembre
De Gaulle dans le Nord (jusqu’au 1er octobre). Libération de Calais.

2 octobre
Le sous-marin Curie torpille quatre transports de troupes allemands dans le golfe de Salonique.

7 octobre
De Gaulle en Normandie.

11 octobre
Le patrouilleur Reine des flots participe aux opérations alliées dans le Dodécanèse (qui se prolongent jusqu’au 13 novembre) ; il abat 2 avions ennemis.

14 octobre
De Gaulle annonce que la guerre «va se prolonger encore». Il indique les trois principes qui guident l’action du GPRF: remettre le pays au travail, ramener l’ordre; refaire l’union des Français.

16 octobre
Le groupe Normandie abat en une seule journée 29 avions allemands au-dessus de la Prusse-Orientale.

17 octobre
Larminat est nommé commandant en chef des forces de l’Atlantique, avec la mission de réduire les poches allemandes.

21 octobre
De Gaulle dans l’Est.

25 octobre
De Gaulle tient sa première conférence de presse à Paris.

31 octobre
La 2e DB entre dans Baccarat.

1er novembre
De Gaulle au Mont-Valérien.

4 novembre
De Gaulle dans les Alpes et à Lyon.

11 novembre
Churchill à Paris.

13 novembre
De Gaulle inspecte le front de Lorraine avec Churchill. Début de l’offensive française en direction de Strasbourg.

20 novembre
Mort accidentelle du général Brosset, chef de la 1re DFL (il est remplacé par le général Garbay).

23 novembre
La 2e DB libère Strasbourg.

24 novembre
De Gaulle part pour l’URSS, via le Moyen-Orient.

1er décembre
De Gaulle à Moscou.

7 décembre
Début de l’offensive française contre la poche allemande de Colmar.

10 décembre
Signature d’un pacte d’assistance mutuelle entre la France et l’URSS.

16 décembre
Début de la contre-offensive de von Rundstedt dans les Ardennes.

24 décembre
De Gaulle dans l’Est pour inspecter la Ire armée et la 2e DB. Les SAS français participent aux opérations contre les troupes allemandes dans les Ardennes.

1945

1er janvier
Eisenhower décide l’évacuation de l’Alsace. De Gaulle ordonne à de Lattre de défendre Strasbourg « quoi qu’il arrive ».

10 janvier
La 1re DFL rappelée d’urgence de la région de Royan pour prendre part aux combats pour Strasbourg. Le BM24 est anéanti à Obenheim.

11 janvier
La chambre de révision de la cour d’appel de Riom annule le jugement du tribunal militaire permanent (TMP) de Clermont-Ferrand du 2 août 1940, condamnant à mort de Gaulle.

13 janvier
De Gaulle dans l’Ouest.

15 janvier
Mort en mission du commandant FAFL Max Guedj, Wing Commander de la RAF, au large de la Norvège.

16 janvier
Echec de la contre-offensive allemande dans les Ardennes.

20 janvier
Offensive de la Ire armée contre la poche de Colmar.

1er février
La Ire armée française libère Colmar.

11 février
De Gaulle dans l’Est.

12 février
Les trois grandes puissances alliées réunies à Yalta (Crimée) décident que la France disposera d’une zone d’occupation en Allemagne.

13 février
De Gaulle refuse de rencontrer Roosevelt à Alger.

23 février
La Combattante saute sur une mine en mer du Nord.

4 mars
De Gaulle en Haute-Vienne et en Dordogne.

9 mars
Coup de force japonais en Indochine (l’amiral Decoux et les généraux Aymé et Mordant sont arrêtés).

15 mars
La 1re DFL relève une brigade américaine sur le front des Alpes.

23 mars
Les groupes Alsace et Île-de-France appuient le franchissement du Rhin par les Alliés.

31 mars
La Ire armée française franchit le Rhin.

1er avril
La division de frégates FNFL participe (jusqu’au 10 mai) à la réduction des poches de l’Atlantique (opérations Assault, Venerable, Jupiter).

6 avril
De Gaulle dans l’Est.

7 avril
Les SAS français parachutés en Hollande (mission Amherst). Mort du lieutenant Valayer, chef de stick SAS, parachuté près de Norg. Encerclé dans une grange, il refusera de se rendre et périra brûlé vif avec ses hommes.

8 avril
De Gaulle dans les Alpes.

15 avril
Mort du général Collet, ancien chef du groupe d’escadrons tcherkesses au Levant.

20 avril
Capitulation des dernières garnisons allemandes de la pointe du Grave et de Royan. La 1re DFL conquiert le massif de l’Authion et pénètre en Italie.

21 avril
De Gaulle dans les Charentes.

23 avril
Mort au camp de Dachau du général Charles Delestraint, ancien chef de l’Armée secrète (arrêté le 9 juin 1943).

25 avril
La Ire armée s’empare de Stuttgart.

27 avril
La Ire armée pénètre en Autriche.

2 mai
La reddition des forces allemandes d’Italie empêche la 1re DFL de s’emparer de Turin.

3 mai
Début de l’assaut contre La Rochelle.

4 mai
La 2e DB hisse le drapeau français sur le «nid d’aigle» de Hitler à Berchtesgaden.

5 mai
La 2e DB à Berchtesgaden.

7 mai
Reddition allemande à Reims, en présence du général Sevez.

9 mai
Signature officielle de la capitulation à Berlin ; en apercevant le général de Lattre, Keitel, chef de l’OKW, s’écrie : «Quoi ! les Français aussi ?».

10 mai
Capitulation des poches de Saint-Nazaire et Lorient.

15 mai
Devant l’Assemblée consultative, de Gaulle rend un hommage solennel à tous les morts de la France Combattante: «Votre gloire sera pour jamais la compagne de notre espérance.».

19 mai
De Gaulle en Allemagne.

2 juin
De Gaulle évoque la «question franco-britannique d’Orient» devant la presse internationale et développe sa conception des futures institutions françaises.

10 juin
De Gaulle en Normandie.

18 juin
De Gaulle assiste au défilé de l’armée française, place de la Concorde, en compagnie du sultan du Maroc.

30 juin
De Gaulle en Auvergne.

9 juillet
De Gaulle propose qu’un référendum décide si la prochaine assemblée sera ou non constituante.

17-23 juillet
De Gaulle en Bretagne et dans les Charentes.

23 juillet
Ouverture du procès Pétain.

11-13 août
De Gaulle dans le Nord.

17 août
De Gaulle nomme Thierry d’Argenlieu haut-commissaire en Indochine et nomme Leclerc commandant en chef. Il commue la peine de mort prononcée contre Pétain en réclusion perpétuelle.

21 août
De Gaulle quitte Paris pour aller rencontrer à Washington le nouveau président américain, Harry Truman.

26 août
De Gaulle reçoit à New York un accueil triomphal, avant de partir pour le Canada.

30 août
De Gaulle regagne Paris.

2 septembre
Capitulation japonaise à bord du Missouri (en rade de Yokohama), en présence du général Leclerc. La Deuxième Guerre mondiale est terminée.

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