Avis de la condamnation d’officiers de la France Libre

Confidentiel 23.12.41 Personnel des officiers

Minute
Note pour l’État-Major de l’armée Direction du personnel militaire (Infanterie)

Référence: note n° 59 333 API/1 du 22 décembre 1941.

En réponse à la note envisagée, la Direction de la Justice militaire et la gendarmerie a l’honneur de faire connaître à l’État-Major de l’Armée que les officiers ci-après désignés :

Magrin-Vernerey, Charles-Raoul, Lieutenant-colonel
• Cazaud, Alfred, Chef de bataillon
Kœnig, Marie-Joseph-Pierre-François, Capitaine
Paris de Bollardière, Jacques-Marie-Roch-André, Capitaine
• Puchois, Maxime-Jean, Capitaine
Amilakvari, Dimitri, Capitaine
• Kovaloff, Nicolas, Capitaine
• Audier, Fernand-Joseph, Capitaine
• Arnault, Paul-Jean-Louis-Joseph, Lieutenant
• de Hautecloque, Pierre-François-Marie (1), Lieutenant
• Kramer, Jacob, Lieutenant
• Morel, René-André-Achille, Lieutenant
Saint-Hillier, Bernard-André, Édouard, Lieutenant
• Vazaroff, Boris, Lieutenant tous de la 13ème demi-brigade de marche de la Légion étrangère, ont tous été condamnés par contumace le 3 décembre 1941, par le tribunal militaire permanent d’Oran, à la peine de mort, à la dégradation militaire et à la confiscation des biens, pour désertion à l’étranger en temps de guerre et trahison.
• Desrobert-Philippe, Lieutenant du même corps, a été acquitté par le même tribunal militaire à la même date de l’accusation dirigée contre lui de trahison et désertion à l’étranger en temps de guerre.
• Chabert, Antoine-Marie-Alexis, Lieutenant
• Bolifraud, François-Marie-Louis, Sous-lieutenant
• Dureau, Pierre-Marie, Sous-lieutenant tous trois du 6ème RCA, ont tous été condamnés par défaut le 25 novembre 1941 par le tribunal militaire permanent de la 14ème Division militaire à la peine de cinq ans d’emprisonnement, à la destitution et à la confiscation de leurs biens, pour désertion à l’étranger en temps de guerre.
• Puech-Samson, Pierre-Gustave-Robert, Lieutenant du 1er Régiment de Tirailleurs algériens, a été condamné contradictoirement le 9 septembre 1941 par le tribunal militaire permanent d’Alger, à la peine de cinq ans d’emprisonnement pour actes de nature à nuire à la défense nationale.
• Quant au Chef de bataillon Renouard, Louis-Noël-Auguste, du 248ème RI, par devant le tribunal militaire permanent de la 16ème Division militaire pour trahison, aucune décision judiciaire n’est intervenue à ce jour dans son cas.

Signé Chasserat

(1) Il faut lire Pierre de Hauteclocque (1910-2004), compagnon de la Libération, engagé dans les FFL sous le nom de « Rennepont ».

Source : Bernard Saint-Hillier, Les Premiers soldats du général de Gaulle: les origines de la 1ère Division française libre, Éditions Bruyère, 2000, p. 200.

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